Module Câlinothérapie en maison de retraite – Formation Devenir Câlinothérapeute

Module Câlinothérapie en maison de retraite - Formation Devenir Câlinothérapeute

Ceci est un complément de la formation devenir câlinothérapeute.

J'ai créé un document pdf (de 67 pages) qui vous permettra de proposer des services adaptés en câlinothérapie en maison de retraite. En voici le sommaire détaillé.

0. Comprendre le paysage des "Maisons de Retraite"
Une structure non-médicalisée : Le "Logement Senior"
Une structure médicalisée : Le "Soin et la Dépendance"

1. Spécificités du public en maison de retraite
Le vieillissement du corps : un rapport au toucher transformé
Troubles cognitifs et perception de la réalité
Le rapport à l’intimité et à la pudeur
Solitude, manque de contact et besoin de lien
Retrait relationnel et mécanismes de protection
Diversité des profils : éviter les généralisations
Fin de vie et rapport au corps
Conclusion du chapitre

2. Enjeux du toucher en institution
Le toucher fonctionnel : un corps manipulé au quotidien
L’absence relative de toucher affectif
Le risque de saturation corporelle
Humaniser le toucher : une dimension essentielle
Le risque de confusion des rôles
Restaurer un sentiment de dignité
Introduire une nouvelle culture du toucher
Conclusion

3. Cadre légal, éthique et responsabilité
> La notion de vulnérabilité : un cadre à ne jamais perdre de vue
a) Le délit d'Abus de Faiblesse (Code Pénal)
b) Le renforcement de l'obligation d'Information et de Consentement (Droit des Contrats)
c) L'obligation renforcée de Sécurité (Responsabilité Civile Professionnelle)
d) On peut résumer tout ceci de la façon suivante :
> Le consentement : une exigence incontournable
> Le rôle des familles et des représentants légaux
> La traçabilité des interventions
> Le respect de l’intimité et des limites professionnelles
> Le risque d’abus et de malentendus
> La responsabilité du praticien
> L’éthique comme fil conducteur
> Conclusion

4. Positionnement du praticien en EHPAD
Comprendre sa place : un intervenant extérieur, pas un substitut
Travailler avec les équipes : une collaboration indispensable
Clarifier son rôle auprès des résidents
Gérer les projections des résidents
Observer ses propres projections
Maintenir une juste distance relationnelle
S’inscrire dans la durée sans créer de dépendance
S’adapter au rythme institutionnel
Conclusion

5. Indications et contre-indications
> Savoir quand proposer… et quand s’abstenir
> Les indications : quand la câlinothérapie peut être bénéfique
L’anxiété et l’agitation légère
L’isolement relationnel
Les périodes de transition ou d’adaptation
L’expression d’un besoin de contact
La tristesse ou la perte émotionnelle
> Les contre-indications : quand il vaut mieux s’abstenir
Refus explicite ou implicite
États d’agitation intense ou agressivité
Douleur physique importante
Troubles psychiatriques non stabilisés
Situations relationnelles ambiguës
> Les situations nécessitant une vigilance particulière
Les personnes très désorientées
Les résidents en fin de vie
Les personnes ayant vécu des traumatismes
Développer son discernement professionnel
> Conclusion

6. Adapter la pratique de la câlinothérapie
> Les formes possibles de câlinothérapie en institution
Le contact main-main : une forme centrale et accessible
Le contact sur l’avant-bras ou l’épaule
Le contact enveloppant léger
La présence corporelle sans contact
> Adapter la durée des interventions
Les interventions courtes : souvent les plus pertinentes
Le rythme progressif
Savoir arrêter au bon moment
> Adapter le rythme aux capacités du résident
Tenir compte des moments favorables
S’adapter aux variations quotidiennes
> Adapter l’environnement de la séance
Choisir un espace adapté
Adapter la posture physique
> Adapter la pratique aux personnes non verbales
Privilégier les gestes simples
Observer les réponses corporelles
> Conclusion

7. Le consentement en pratique réelle
> Axe 1 — Comment demander sans mettre en difficulté
Privilégier les formulations ouvertes et non engageantes
Laisser du temps à la réponse
Proposer sans imposer une solution
> Axe 2 — Le consentement fluctuant
Vérifier régulièrement sans interrompre la relation
Accepter les changements d’avis
Anticiper la fatigue décisionnelle
> Axe 3 — Lire le corps quand la parole n’est plus fiable
Observer avant d’agir
Croiser plusieurs indices
Respecter les incohérences comme des signaux
Signes de refus non verbaux
Synthèse des signes de refus non verbaux
> Axe 4 — Accepter le refus, même implicite
Ne pas chercher à convaincre
Ne pas personnaliser le refus
Maintenir une qualité relationnelle malgré le refus
> Axe 5 — Ne pas interpréter le besoin à la place de la personne
Éviter les suppositions basées sur l’apparence
Distinguer besoin réel et projection personnelle
Respecter l’absence de demande
Exemples d’échange sur le consentement
Exemple 1 — Résident lucide, sans trouble cognitif majeur
Exemple 2 — Résident avec troubles cognitifs légers
Exemple 3 — Résident avec troubles cognitifs avancés
Exemple 4 — Consentement qui change en cours de séance
Exemple 5 — Refus explicite
Exemple 6 — Résident qui semble accepter… mais dont le corps refuse
> Conclusion

8. Gestion des situations sensibles
> L’attachement du résident
Reconnaître les signes d’un attachement croissant
Maintenir une relation contenante sans devenir une figure exclusive
Ne pas augmenter la fréquence des interventions pour répondre à l’attachement
> L’attachement du praticien
Repérer ses propres préférences relationnelles
Maintenir une équité dans les interventions
> Les demandes exclusives ou répétitives
Repérer les demandes répétitives
Poser un cadre clair et constant
Éviter les réponses variables
> Les réactions émotionnelles fortes
Accueillir les pleurs sans chercher à les faire cesser immédiatement
Ne pas intensifier le contact face à une émotion forte
Repérer les signes de dépendance relationnelle
Ritualiser la fin des interventions
> Les situations ambiguës ou inconfortables
Reconnaître son propre inconfort
Suspendre l’intervention en cas de doute
Chercher un appui extérieur si nécessaire

9. Intégration dans l’établissement
> Comment proposer le projet à un EHPAD
Identifier le bon interlocuteur
Présenter une proposition claire et structurée
Prévoir un support écrit
> Construire un argumentaire solide
Bien-être, qualité de vie et humanisation
Mettre en avant le bien-être des résidents
Inscrire la pratique dans la qualité de vie
Valoriser l’humanisation des accompagnements
> Définir le format d’intervention
Les interventions individuelles
Les formats ponctuels
Les formats collectifs ou semi-collectifs
Adapter la fréquence des interventions
> Communication et posture professionnelle.
Présenter la câlinothérapie avec clarté, ajuster son langage et gérer les réactions.
Adapter son vocabulaire.
Présentation aux familles et aux équipes.
Gérer les résistances.
> Collaborer avec l’équipe
Transmissions et retours
Informer l’équipe des interventions prévues
Faire des retours simples et utiles
Respecter le rôle des professionnels de l’établissement
> Positionnement dans le projet de vie du résident
Intervenir auprès de résidents identifiés
Respecter les préférences personnelles
Inscrire l’intervention dans la continuité du parcours de vie
Exemple d’argumentaire concis

10. Hygiène, sécurité et cadre pratique
Respect des règles d’hygiène
Sécurité physique du résident
Respect de l’intimité du résident
Traçabilité et cadre institutionnel
Gestion des situations imprévues
Limites matérielles de l’intervention

11. Règlement des prestations en structure médicalisée
L’Ordonnateur (Celui qui décide)
Le Comptable Public (Celui qui paye)

12. Prendre soin de soi en tant que praticien
Charge émotionnelle en EHPAD
Rapport à la vieillesse, à la dépendance, à la mort
Limites personnelles
Supervision et débriefing
Prévenir l’épuisement et la confusion relationnelle

€49,00